Histoire Depuis ma tendre enfance je suis fasciné, voir attiré par le continent Asiatique, plus particulièrement par le japon. Dès que je peux, je partage cette nouvelle découverte en dialoguant avec des personnes de ces lieux, de ce côté du Globe. En 1975 , ma vie familiale et professionnelle a conduit mes pas de l'Auvergne vers Paris . C'est alors que je côtoie dans le restaurant qui m'emploie Monsieur Satoshi Kozaki en apprentissage de la cuisine française. Il me fait découvrir son Karaté dans le style Shotokan, cela me donne envie d'essayer, je suis captivé par ce groupe et leur Instructeur Mr H . D . Mais hélas rapidement je suis appelé sous les drapeaux et nous nous perdons de vue. Après mon Service National, je suis intégré en Gendarmerie Mobile, ou je côtoie le G I G N à Maison Alfort, se groupe m'intéresse,  pour tous ce qu'il représente, et je suis Candidat à la 4 émet années. Hélas tous s’écroulent quand dans un déplacement je suis atteint d'un grand bouleversement physique " Asido cétonique ". Et la vie s'écoule. Fortuitement alors que je suis dans ma 38 éme année une nouvelle rencontre se fait, un professeur de Karaté monsieur W.  R, ( l'un des Techniciens les plus Grand à mes yeux, du style Wado Ryu,  " tendance Fukazawa ") , me permet de reprendre le Karaté dans ce style, ce Professeur me demande jusqu'où j'aimerai aller , et dans une réponse rapide je lui annonce la ceinture Brune . Les débuts sont durs, les entrainements difficiles . Je souffre dans mon Corps, mais je m'accroche aux entrainements et avance dans les petits niveaux. Alors que je suis ceinture Orange " 4 éme Kyu ( 4 éme échelon ) ", lors de mon Premier stage dans le Club où je pratique, je Découvre  et rencontre " Le Maitre" Hiroji Fukazawa Senseï. Dans mon for intérieur je m'y suis préparé , d'ailleurs j'ai commencé l'apprentissage de la Langue Japonaise ( à l'Université Populaire ), il est vrai que  je me passionne pour ce Pays, sa Culture, tout m'intéresse au Pays du Soleil Levant  ( d'ailleurs mon Rêve d'enfant était de faire du Karaté et connaitre ce Pays merveilleux à mes yeux . A la fin de ce stage, j'échange avec ce Monsieur, Hiroji Fukazawa Senseï quelques mots en Japonais et il  dédicace ma ceinture. Je m'applique dans tous les exercices lors des Stages, mais surtout à l'entrainement dans tous les cours,  je mets même un point  d'Honneur à ne jamais rater les leçons, par tous les temps je fais pratiquement 150 Km aller / retour, minimum 3 fois par semaine. Je suis très assidu, et même très fier de parler de mon Dojo, de mon Prof, et de porter haut cet Art Martial qu'est le Karaté. Alors je me donne à fond, je travaille et je franchis chaque étape, année après année je passe un grade avec une couleur qui change du blanc à bleu. Après quelques semaines d'entrainement avec la ceinture couleur bleue, mi-novembre je suis obligé de subir une intervention chirurgicale du canal carpien des membres supérieurs. Je suis bloqué pendant pratiquement 2 mois, ma saison sportive est ralentie. Rien ne m'arrête. Je m'entraine mais ce n'est pas ça, il faut reforger, remuscler cette partie du poignet, alors je combats mon mal, je m'affronte et je  me questionne. J'ai vraiment beaucoup de difficultés a reserrer les doigts, à la fin de l'année sportive je passe le grade, ce grade qui  je le pensais réellement ne pouvait être détenu que par ces gens Hyper doués très fort, de ceinture bleue à brune, cet échelon que je voulais obtenir en entrant dans le Karaté. Mon Professeur me redemande quel est mon désire maintenant, et je lui exprime le veut  de vouloir essayer le 1er Dan. En Juin 2003 je passe le Premier Dan, je suis satisfait et très heureux de ma réussite. Dès le lendemain je pense au 2 ème Dan, les mois défilent, et mon Instructeur toujours emballé dans la découverte du Karaté, ouvre une Section de Karaté Jutsu,  j'adhéré immédiatement à ces nouvelles techniques. Trois années passent. Une nouvelle année Sportive recommence et je demande à mon Instructeur de préparer le Diplôme pour enseigner, alors il m'explique que pour commencer cet apprentissage je devrai essayer avant de faire l'examen d' Attestation Fédérale d'Assistant, pour bien réfléchir à ce travail d'enseignant, qui prend énergie et temps, rien ne m'arrête, et sans réfléchir je fonce ,  je fais cet examen. Coté Karaté mon Professeur Mr W. R me pousse, m'aide à m'élever de plus en plus haut, alors je travaille sans relâche, même les jours sans entrainements, je fais tous les Kata que je connais , également des Ki Hon, en recherchant des Bunkai dans les Kata que je maîtrise ( applications, mais aussi une finalité avec atémis, disons, pour essayer de leur donner Vie ), dans la Campagne environnante de mon Village. En Juin 2006, je me présente pour le Grade du 2 éme Dan, si dur à mes yeux, mais qui est là déjà dans mes veines , je suis reçu,  toute l'année 2007 je savoure ce grade. Au début de l'année suivante je ressens encore plus fort l'envie de diriger un entrainement, de comprendre l'envers du décor, savoir-faire un cours : Une Idée s'installe dans mon Esprit :                                                  Faire,                                                  Savoir- faire,                                                  Savoir- faire faire. je vois mon Prof,  lui en reparle, fantastique il me dit maintenant, il veut encore des Assistants pour consolider son équipe, alors en 2008 je m'inscris au Diplôme d'Animateur Fédéral. Je suis reçu. La fin de l'année sportive arrive, mon Instructeur me demande si la place d'assistant m'intéresse, et il m'offre une place comme assistant au  Karaté Jutsu. Un Dimanche lors d'une rencontre Martiale à Sélestat, j'ai l'immense Bonheur de faire la connaissance de Madame Makiko Ohashi, cette Femme Japonaise qui acceptera de me faire découvrir sa Langue maternelle. Alors, après mon travail, avant d'aller au Dojo à Erstein, pour mes entrainements les Lundis et Vendredis,  je vais chez cette femme pour apprendre et savourer cette Culture, d'ailleurs Makiko  "Sama" est devenue une Amie, et également la Présidente de l'association. Mon Maitre Japonais Hiroji Fukasawa Sensei est toujours présent dans mon Esprit, je progresse, je découvre,  je ressens  dans mon corps ce besoin d'apprendre. Ce mental est là, cette force aussi, présent tous les deux au fond de moi. " Cette Force Intérieure", cette Energie Vitale le KI YoKu. En 2009, huit jours avant mon passage de grade du 3éme Dan mon Papa décède, une partie de moi s'effondres, je suis totalement vidé. Cette semaine d'entrainement préparatoire est dure. Le samedi 18 Juin, jour de ce passage de Grade, j'appelle mon Prof Mr R. W,  je lui explique, il me parle, me guide à nouveau, me pousse, m'encourage, me conseille de penser Karaté, alors je me présente à l'examen, je me surpasse dans cette grande épreuve pour offrir mon 3 éme Dan à mon Père, lui qui ne m'a jamais vu en Karaté gi, et également à ceux qui  m 'ont toujours soutenus. La réussite est là . Mon Bonheur est grand. Durant toute cette période, depuis la rencontre avec Hiroji Fukazawa Sensei,  j'ai fait des voyages, des stages au japon, aux nombres de 4. A chaque Départ pour ce Pays et pendant au moins trois semaines j 'ai partagé la Vie de Sensei, il m'a fait connaitre son pays, m’a expliqué la Vie quotidienne, j’etais à l’ange. Je me rappelle bien souvent que ce Grand Expert en Karaté me servait le Thé, avec un petit sourire en me disant que sa Famille cultivait le Thé vert à Shizuoka. J'ai eu l'honneur de côtoyer un Grand Maitre de Karaté, âgé de 60 ans,8 éme Dan et délégué Mondial du Karaté Wado- Ryu, (Elève et Assistant de Tatsuo Suzuki Sensei                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       Suzuki Senseï                  Fukazawa Senseï      SenseÏ  avec sa Maman                                                                                                                                                                                                                                                                                          sur le Tatami de                                                ses débuts la culture du Thé Vert         A table avec sa Famille         Senseï achetant    de sa Famille                            et Moi même                   des cadeaux                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          ( Ohmiyagés ) JUIN 2010. Hiroji Fukazawa Sensei décédé d'une maladie fulgurante, je suis " orphelin ", comme bien d'autres élèves et Enseignants. Il est là, il reste en moi, par les temps de partage que nous avons eus au sein de sa Famille au Japon à Shizuoka. Dans sa Ville Natale où je découvre son Premier Dojo, où il me confie qu'il dormait à l'étage, et que chaque jour il balayait et lavait le sol de cet endroit, d'ailleurs nous y avons rencontré un de ses amis " resté à Shizuoka, et Commissaire de Police" dans cette Commune.  De ce Dojo, il  en avait les clés car devenu  Senseî à son tour. A ce moment- là, dans mon Esprit : Je suis en chemin,  je tutoie la Voie , je comprends cette chance Unique d'apprécier la genèse de ses premières techniques.Lors de tous nos voyages , nous visitons des Temples : De Tokyo à Miyajima (en Shinkansen à plus de 280 Km/h, j'aperçois le Fugi San, en face de moi, cette Force de la terre me traverse), en passant par Kyoto, Nara , Ôsaka , Hiroshima , Nagazaki, et bien d'autres Villes et Villages.                               Je visite ces Villes et des Lieux extraordinaires. Je m'imprégné de ce pays , de sa culture , de sa cuisine , de la façon de vivre . Je me rappelle  Les entrainements où il m'a fait entrevoir le vrai sens de l'Art Martial que je pratique, ces Vertus dans l'Art du Budo. Nos échanges étaient pour moi un enrichissement, il était un puits de Connaissance. Je suis heureux et  lui suis reconnaissant d'avoir eu l'avantage et l'immense Honneur de le côtoyer de près, de connaitre, cette Personne qui était d'une grande Humilité et d'une très grande Gentillesse, un Homme extraordinaire . J'ai une pensée amicale et affectueuse pour E. F ( son Epouse ) et S. F ( sa Fille ) , elles sont souvent dans mes pensées, car si chères  au cœur de mon Maitre. Quelques mois plus tard. Lors de mes Congés en Novembre 2010, dans le Sud de la France, je m'entraine sur la plage comme tous les matins. Une nouvelle rencontre me permet de faire un nouveau pas vers le Karaté ancien, le style Shorin Ryu de Okinawa, un Professeur Mr R. P, 7 éme Dan FFKDA, 7 éme Dan Japonaise, Expert Fédéral, qui pendant Dix années a enseigné à l'Université des Arts Martiaux de Tokyo. Cet Homme m'interpelé, me questionne et le courant passe entre nous. Alors quand je vais en Vacances, je pousse jusqu'à Perpignan, pour faire des stages, ( ces stages qui sont vraiment très durs pour le corps, mais qui replacent les pratiquants), pour pouvoir toujours continuer ma progression dans le Karaté traditionnel, basé sur la transmission orale et gestuelle de cet Art millénaire par des Hommes et des Femmes, montrant et expliquant des techniques défensives inspiré par la Voie du Budo. Aujourd'hui je ressens cette envie de partager :  Je collabore à continuer cette chaine, en faisant , partager cette passion , découvrir des techniques , apporter des sensations nouvelles , par la pratique de cet Art Martial , en créant ce club de Karaté, le Bunb Kan ici à Sessenheim.
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